En bref
- Un PIR convient pour repérer un passage. Pour rester assis sans éteindre la lumière, examinez un radar mmWave et ses réglages de présence.
- La technologie de détection et le protocole radio sont deux choix distincts : un radar n’est pas automatiquement un appareil Zigbee.
- Le placement, les zones exclues et le délai d’extinction comptent autant que la fiche technique.
- Choisissez à partir de la pièce et du scénario, puis vérifiez alimentation, hub et fonctions réellement disponibles.
Quel détecteur de présence choisir selon la pièce ?
Pour un couloir, commencez par un PIR qui signale le passage. Pour un bureau ou un coin lecture, un détecteur de présence mmWave mérite davantage d’attention : sa sensibilité aux petits mouvements répond mieux à une occupation assise. Cette orientation reste un choix d’usage, à valider dans votre pièce.
| Situation | Choix à examiner | Vérification décisive |
|---|---|---|
| Passage dans une entrée | PIR | Déclenchement sur le trajet habituel |
| Lecture ou travail assis | Radar mmWave | Présence maintenue pendant une activité calme |
| Salon avec plusieurs espaces | Radar proposant des zones | Zones exportées vers votre application |
| Emplacement sans prise | Modèle sur piles, par exemple PIR | Alimentation du modèle exact |
| Protection contre une intrusion | Détecteur prévu pour le système d’alarme | Compatibilité et fonctions de sécurité du système |
Écrivez d’abord le comportement attendu : « allumer quand je passe » ou « garder allumé tant que je lis ». Ces phrases n’exigent pas le même signal. Le terme présence sur une boutique ne suffit donc pas. Demandez quel état le capteur fournit et comment cet état revient à l’absence.
Quelle différence entre PIR et radar mmWave ?
Le PIR, infrarouge passif, réagit aux variations du rayonnement infrarouge reçu. Le radar mmWave émet et reçoit des signaux radio pour analyser le mouvement, y compris des mouvements très fins selon sa conception. Aucun des deux ne lit une intention humaine : votre automatisation interprète les informations que le capteur lui transmet.
La FAQ technique Panasonic sur les capteurs PIR confirme le risque de non-détection sans mouvement ou variation thermique. D’où notre conseil : avant de raccourcir le délai d’extinction, essayez votre scénario pendant une lecture dans votre fauteuil habituel.
Dans sa documentation sur la détection des mouvements fins, Texas Instruments décrit notamment la respiration et la frappe sur un clavier comme des mouvements exploitables par ses radars. C’est l’intérêt du mmWave pour une occupation calme. La capacité d’un composant ne constitue toutefois pas une garantie de résultat pour tous les détecteurs qui emploient ce mot.
La détection du mouvement reste aussi distincte de la connexion. Notre dossier sur les différences entre les protocoles domotiques aide à séparer ces deux niveaux avant l’achat.
Pourquoi le détecteur se trompe-t-il ?
Un détecteur peut manquer une personne ou signaler une occupation inexistante. Pour le PIR, examinez les conditions thermiques et les obstacles ; pour le radar, examinez aussi les objets mobiles et les réflexions. Commencez par observer l’état brut dans l’application afin de distinguer une erreur de détection d’une erreur d’automatisation.
Panasonic cite les animaux et les variations thermiques parmi les perturbations possibles ; un vitrage peut aussi gêner la détection infrarouge. Pour votre repérage, préférez un emplacement visible et accessible : vous pourrez corriger son orientation puis refaire exactement le même parcours.
Le manuel du radar Aqara FP2 mentionne les rideaux, ventilateurs et plantes remuées par l’air. Il recommande de déclarer les sources d’interférence lorsque personnes et animaux ont quitté la zone. Le réglage des bords sert, lui, à réduire les fausses cibles liées aux réflexions sur les murs ou d’autres objets.
Si le salon reste occupé dans l’application après votre départ, commencez par noter ce qui continue de bouger. Modifiez ensuite une seule variable : orientation, zone ou sensibilité. Rejouez la même situation avant de conclure. À l’inverse, une lumière qui s’éteint alors que l’état reste « présent » invite à examiner la règle et ses conditions.
Faut-il une pile, une prise ou un hub ?
Les besoins d’alimentation et de hub dépendent du modèle exact, pas seulement du choix PIR ou mmWave. Vérifiez séparément où le capteur sera alimenté, comment il communiquera et quelle application exécutera la règle. Une bonne position de détection devient peu pratique si le câble ne peut pas y arriver proprement.
L’Aqara Motion Sensor P1 illustre un PIR sur piles utilisant Zigbee 3.0. Le parcours fabricant demande un hub Aqara Zigbee 3.0. Sa fiche prévoit un réglage de sensibilité, un délai de détection configurable et un capteur de luminosité. Ces options permettent notamment de conditionner l’allumage à une pièce sombre.
À l’inverse, l’Aqara Presence Sensor FP2 est un radar Wi-Fi alimenté en permanence par USB-C, utilisable sans hub Aqara. Il propose une présence par zones. La fiche précise que les automatisations locales citées concernent les appareils Aqara ou compatibles Apple Home : ne généralisez pas cette promesse à n’importe quel assemblage de services.
Le bon contrôle avant achat consiste à chercher la fonction attendue dans votre plateforme : présence globale, zone précise ou luminosité. Si vous centralisez les scénarios, notre guide pour choisir une box domotique replace ce besoin dans l’ensemble de l’installation. Sans caméra ne signifie pas non plus sans données : vérifiez le traitement des états dans le dossier domotique et vie privée.
Comment régler une automatisation sans rester dans le noir ?
Séparez l’allumage de l’extinction. Déclenchez l’allumage avec le signal adapté au passage et à la luminosité, puis exigez une absence suffisamment confirmée avant d’éteindre. La durée convenable se détermine par votre usage : aucun délai universel ne convient à la fois à une entrée et à une lecture silencieuse.
Avant la fixation définitive, préparez des essais reproductibles : entrer normalement, rester à la place habituelle, lire sans grands gestes, sortir puis laisser la pièce vide. Regardez l’état du capteur et la réaction de la lampe à chaque étape. Ce sont des vérifications à effectuer chez vous, pas des mesures que nous aurions réalisées sur ces appareils.
Gardez une commande manuelle accessible et vérifiez ce qui se passe lorsqu’un occupant l’utilise. Si votre règle rallume aussitôt après une extinction volontaire, c’est le comportement souhaité qu’il faut préciser. Décidez, par exemple, si la commande manuelle doit suspendre l’automatisme jusqu’à la prochaine sortie de la pièce.
Pour une alarme, repartez des exigences du système retenu. Les fonctions destinées à l’éclairage ne démontrent pas une protection complète contre l’intrusion. Le choix entre auto-surveillance et télésurveillance dépend aussi de la transmission de l’alerte et de la personne qui intervient.