En bref
- Une seule méthode d’installation compte vraiment : Home Assistant OS équipe 79,67 % des 676 108 installations déclarées aux statistiques officielles du projet, contre 17,34 % pour Docker. Core et Supervised ne sont plus proposés ni supportés.
- Le matériel n’est pas celui qu’on croit : sur les 450 000 installations Home Assistant OS recensées, 31,07 % tournent en machine virtuelle et 18,83 % sur un PC x86-64, contre 29,55 % sur Raspberry Pi et 16,24 % sur Home Assistant Green.
- Comptez 45 minutes pour flasher une carte micro-SD de 32 Go, démarrer sur
homeassistant.local:8123et créer votre compte. Un câble Ethernet est obligatoire pendant l’installation. - Vos premiers appareils Wi-Fi arrivent seuls par découverte automatique. Le Zigbee, le Thread et le Matter réclament un dongle : le Connect ZBT-2, à 45 € de prix public conseillé, qui fait Zigbee ou Thread, jamais les deux à la fois.
- La France est le 5e pays de l’écosystème avec 36 013 installations déclarées, derrière l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Chiffres relevés le 2 septembre 2026.
Home Assistant a la réputation d’être réservé aux bricoleurs. Cette réputation date. Depuis la version 2026.8, le projet a retiré une quarantaine de mentions « advanced » et « expert » de son interface et rebaptisé « Developer Tools » en « Tools », précisément parce que « des mots comme ceux-là peuvent être décourageants ». L’installation, elle, n’a jamais demandé une seule ligne de commande.
Ce qu’il faut réunir avant de commencer
Trois choses, et un peu de temps. La liste ci-dessous correspond au chemin le plus court : Home Assistant OS sur Raspberry Pi. Si vous partez sur un Home Assistant Green, tout ce qui concerne la carte micro-SD et le flashage ne vous concerne pas : le système est déjà installé en usine.
- Un Raspberry Pi 5, ou un Raspberry Pi 4 avec au moins 2 Go de RAM, et son alimentation officielle. La documentation Home Assistant est explicite : un chargeur de téléphone « peut ne pas convenir » et les ports USB d’un ordinateur « ne fourniront pas assez de puissance ».
- Une carte micro-SD de 32 Go minimum, en classe applicative A2 — la mention
A2est imprimée sur la carte. Un lecteur de cartes est nécessaire pour la flasher. - Un câble Ethernet. Il est requis pour l’installation, pas optionnel : Home Assistant OS ne propose aucun écran de configuration Wi-Fi au premier démarrage.
- Environ 45 minutes, dont une quinzaine de flashage et de premier démarrage.
Quel matériel pour faire tourner Home Assistant ?
Trois voies couvrent la quasi-totalité des cas : le Home Assistant Green, boîtier officiel livré avec le système déjà installé, annoncé à 179 € prix public conseillé par Nabu Casa ; un Raspberry Pi 4 ou 5 avec 2 Go de RAM minimum ; ou un mini-PC x86-64, éventuellement en machine virtuelle. Les statistiques officielles du projet montrent que cette troisième voie est en réalité la plus répandue.
| Matériel | Part des installations Home Assistant OS | Coût | Pour qui |
|---|---|---|---|
Machine virtuelle (image ova) | 31,07 % — 139 831 | Aucun surcoût | Vous avez déjà un NAS, un Proxmox ou un serveur allumé en permanence |
| Mini-PC ou PC x86-64 | 18,83 % — 84 746 | Variable, souvent du matériel déjà en place | Le meilleur rapport puissance/prix, et aucune carte SD à user |
| Raspberry Pi 4 (64 bits) | 17,02 % — 76 596 | Variable selon le revendeur | Solution la plus documentée pour débuter |
| Home Assistant Green | 16,24 % — 73 083 | 179 € TTC / 199 $ HT | Vous voulez brancher et oublier, sans rien flasher |
| Raspberry Pi 5 (64 bits) | 10,11 % — 45 482 | Variable selon le revendeur | Même chose que le Pi 4, en plus rapide |
| Home Assistant Yellow | 2,09 % — 9 413 | Sans objet | Radio Zigbee intégrée, mais donné en rupture de stock par la documentation |
Le Green mérite une précision qui fait perdre du temps à beaucoup de débutants : il n’embarque aucune radio Zigbee ni Thread. Sa fiche technique officielle annonce un processeur ARM quad-core à 1,8 GHz (Rockchip RK3566), 4 Go de RAM et 32 Go d’eMMC — mais pour piloter du Zigbee ou du Thread, Nabu Casa renvoie vers son dongle Connect ZBT-2. Si vos appareils sont en Wi-Fi ou en Matter sur Wi-Fi, la question ne se pose pas ; sinon, ajoutez le dongle au budget. Notre comparatif des protocoles domotiques détaille lequel correspond à quels usages.
Bon à savoir
Le prix du Green a fortement augmenté : Nabu Casa explique que « le prix des composants d’un Home Assistant Green a presque doublé depuis que nous fabriquons l’appareil », tension sur la mémoire vive à l’appui. Les prix en boutique européenne varient énormément d’un revendeur à l’autre — le forum officiel documente des écarts allant de 99 € à 389 €. Comparez avant d’acheter, et méfiez-vous des annonces trop basses.
Home Assistant OS ou Docker : quelle version installer ?
Home Assistant OS, sans hésiter, pour une première installation. C’est le choix de 538 665 installations sur 676 108, soit 79,67 % du parc déclaré, et la documentation officielle le recommande explicitement « pour la plupart des utilisateurs ». Home Assistant Container, en Docker, représente 17,34 % du parc et vous prive de fonctions qui comptent au début.
| Critère | Home Assistant OS | Home Assistant Container (Docker) |
|---|---|---|
| Part du parc déclaré | 79,67 % — 538 665 installations | 17,34 % — 117 212 installations |
| Système à maintenir | Aucun, tout-en-un | Le vôtre : Linux, Docker, mises à jour manuelles |
| Mises à jour | En un clic depuis l’interface | À votre charge |
| Sauvegardes intégrées | Oui | Non |
| Apps (ex-modules complémentaires) | Oui | Non |
| Thread et Z-Wave clés en main | Oui | « Aucune prise en charge immédiate » selon la documentation |
| Matter | Seule voie officiellement supportée | Image Docker possible, non supportée par le projet |
Deux autres noms circulent encore dans les tutoriels : Home Assistant Core et Home Assistant Supervised. La FAQ officielle tranche : ce sont « d’anciennes méthodes d’installation qui ne sont plus proposées ni supportées ». Elles subsistent dans le parc — 7 082 installations en Core et 7 723 en Supervised au dernier relevé — mais ce ne sont plus des options pour qui démarre en septembre 2026. Si un tutoriel vous demande de les installer, il est périmé.
Comment installer Home Assistant OS sur un Raspberry Pi ?
En six étapes, avec le seul outil Raspberry Pi Imager. Vous flashez l’image Home Assistant OS sur la carte micro-SD, vous insérez la carte dans le Pi, vous branchez l’Ethernet puis l’alimentation, et vous ouvrez un navigateur. Sur un Pi 4 ou un Pi 5, la page d’accueil « devrait être disponible en moins d’une minute ».
- Installez Raspberry Pi Imager sur votre ordinateur, depuis le site officiel Raspberry Pi. C’est le seul logiciel nécessaire.
- Insérez la carte micro-SD dans le lecteur de cartes de votre ordinateur.
- Choisissez le modèle de Pi, puis l’image Home Assistant OS. Dans Imager, sélectionnez votre modèle de carte, ouvrez la catégorie des systèmes d’exploitation dédiés à la maison connectée et prenez l’image Home Assistant correspondant à votre Pi. Inutile de télécharger le fichier à la main : Imager s’en charge.
- Lancez l’écriture et attendez la vérification. Imager écrit puis relit la carte. Ne la retirez pas avant la fin du contrôle.
- Branchez dans cet ordre : carte micro-SD dans le Pi, câble Ethernet vers votre box ou votre switch, alimentation en dernier. Le Pi démarre seul, sans écran ni clavier.
- Ouvrez
http://homeassistant.local:8123depuis un ordinateur du même réseau. Si l’adresse ne répond pas, la documentation conseille d’essayer avec puis sans le port ; en cas d’échec persistant, cherchez l’adresse IP attribuée au Pi dans l’interface de votre box.
Sur un mini-PC ou une machine virtuelle, la logique est la même avec l’image générique x86-64 ou l’image ova : comptez au minimum 2 Go de RAM et 2 vCPU d’après la documentation. Sur un Home Assistant Green, il n’y a rien à flasher : Ethernet, alimentation, puis la même adresse dans le navigateur.
Comment se passe la première configuration ?
Cinq écrans, tous dans le navigateur. Home Assistant télécharge d’abord sa dernière version, puis vous demande de créer le compte propriétaire, de situer votre logement, de choisir si vous partagez des statistiques anonymes, et enfin de configurer vos sauvegardes automatiques. Aucune étape ne réclame de terminal.
Le compte propriétaire : l’étape à ne pas rater
Choisissez la création d’une nouvelle installation — « Create my smart home » dans la documentation officielle — puis saisissez un nom, un identifiant en minuscules et un mot de passe. La documentation officielle est catégorique : « Conservez le nom, l’identifiant et le mot de passe en lieu sûr. Il n’existe aucun moyen de récupérer les identifiants du propriétaire. » Notez-les dans votre gestionnaire de mots de passe avant de cliquer sur suivant. Perdre ce compte, c’est réinstaller.
Localisation, statistiques et sauvegardes
L’adresse de votre logement ne sert pas qu’à la météo : elle règle le fuseau horaire, le système d’unités, la devise, et crée la zone « maison » sur laquelle reposeront vos futures automatisations de présence. L’écran suivant propose de partager des données d’usage anonymisées — le partage est désactivé par défaut. C’est précisément cet opt-in qui alimente les statistiques citées dans cet article, et le projet reconnaît que « moins d’un quart » des utilisateurs y participent : les 676 108 installations déclarées sont donc un plancher, pas un total.
Vient enfin l’assistant de sauvegarde, apparu avec la version 2025.1 et proposé à tous les nouveaux utilisateurs. Acceptez les réglages recommandés : ils créent « une sauvegarde chaque nuit », en « conservent trois », les chiffrent intégralement et les poussent vers toutes les destinations disponibles. Ajoutez au moins une destination hors de la machine — un partage réseau NAS, Google Drive, OneDrive, ou Home Assistant Cloud dans la limite de 5 Go. La documentation insiste : gardez « une copie sur un autre système et, idéalement, une hors site ». C’est la seule étape de cette page que vous regretterez d’avoir bâclée.
Comment connecter son premier appareil connecté ?
Souvent sans rien faire. Home Assistant scrute votre réseau local et propose spontanément les appareils qu’il reconnaît — imprimantes, téléviseurs, ponts Philips Hue, prises Shelly, box Wi-Fi. Ouvrez Paramètres > Appareils et services : les appareils détectés attendent dans une section dédiée — « Discovered » dans la documentation — et le bouton « Ajouter » lance la configuration.
Quand la découverte automatique ne trouve rien, le bouton « Ajouter une intégration », en bas à droite de cet écran, ouvre le catalogue : vous cherchez le nom du fabricant ou du protocole, et vous suivez le formulaire. Une intégration « relie Home Assistant à vos appareils et services » ; elle crée un ou plusieurs appareils, chacun regroupant des entités, c’est-à-dire « un capteur, un actionneur ou une fonction ». Une prise connectée, par exemple, n’apparaît que comme un seul appareil, mais expose plusieurs entités : l’interrupteur lui-même et, selon le modèle, la puissance instantanée et la consommation cumulée.
Le geste que tout le monde bâcle et regrette : affectez chaque appareil à une pièce. La configuration vous le propose, ne passez pas l’étape. Une pièce est « un regroupement logique d’appareils et d’entités censé correspondre aux pièces du monde physique ». C’est ce qui vous permettra plus tard de dire « éteins le salon » sans énumérer six ampoules. Faites-le tout de suite, tant que vous avez trois appareils et pas trente.
Un bon premier appareil est un appareil qui ne demande aucun travail électrique : une prise connectée, une ampoule Wi-Fi, un capteur de température sur pile. Gardez les interrupteurs encastrés pour plus tard — et avant d’en acheter, allez vérifier la présence du fil neutre dans vos boîtiers, faute de quoi la moitié du marché vous est fermée.
Comment ajouter des appareils Zigbee, Thread ou Matter ?
Il faut une radio, et votre Pi ou votre Green n’en a pas. La documentation ZHA recommande le Home Assistant Connect ZBT-2, un dongle USB à 45 € de prix public conseillé, si vous n’avez pas encore de coordinateur. Il gère Zigbee 3.0 et Thread, mais jamais les deux simultanément : Nabu Casa écrit noir sur blanc que « le Connect ZBT-2 ne peut pas faire du Zigbee et du Thread en même temps ».
Zigbee : brancher, puis ajouter l’intégration
Branchez le dongle, redémarrez Home Assistant, puis ajoutez l’intégration ZHA depuis Paramètres > Appareils et services. Elle vous demande le type de radio et le chemin du port série, et monte le réseau Zigbee. C’est le chemin de 138 527 installations déclarées. Un conseil que la documentation formule explicitement : « commencez par les appareils alimentés sur secteur avant d’ajouter ceux qui fonctionnent sur pile ». La raison est structurelle — la plupart des prises et ampoules branchées en permanence « font automatiquement office de routeur Zigbee » et étendent donc le réseau pour vos futurs capteurs.
Thread et Matter : deux briques à installer
Pour du Thread, il faut un routeur de bordure : soit l’app OpenThread Border Router installée sur votre Home Assistant avec un ZBT-1, un ZBT-2 ou un Yellow, soit un équipement existant — Apple TV 4K, HomePod mini, Nest Hub de 2e génération, Nest Wifi Pro. Attention à la nuance : Home Assistant « peut utiliser n’importe quel routeur de bordure, mais ne peut configurer et contrôler que les routeurs OpenThread ». L’intégration Thread, elle, apparaît toute seule dès qu’un routeur de bordure est détecté.
Pour du Matter, ajoutez l’intégration Matter : Home Assistant vous proposera d’installer l’app Matter Server officielle. Là encore, Home Assistant OS est « la seule option actuellement supportée », l’app n’existe pas en 32 bits, et les appareils Matter sur Thread exigent Home Assistant OS 10 ou supérieur. Matter est désormais l’intégration radio la plus déployée du parc, avec 214 910 installations déclarées, devant Thread (200 111) et le Zigbee de ZHA (138 527). Si le vocabulaire vous échappe, notre article sur ce que la norme Matter change vraiment fait le tri entre la promesse et la réalité.
Point de vigilance
N’essayez pas de faire tourner Zigbee et Thread sur un seul dongle. Le mode multiprotocole a été abandonné parce qu’il « ne fonctionne pas bien » selon Nabu Casa. Si vous avez besoin des deux réseaux, il faut deux dongles — et les éloigner l’un de l’autre comme de votre point d’accès Wi-Fi, la documentation rappelant que « les plages de fréquences Wi-Fi peuvent recouvrir celles du Zigbee ». Notez aussi que l’intégration du routeur de bordure Thread de Home Assistant avec Matter est encore décrite comme un chantier en cours dans la documentation officielle.
Faut-il payer pour accéder à Home Assistant à distance ?
Non, l’accès local est gratuit et illimité, et Home Assistant fonctionne entièrement sans compte en ligne. Home Assistant Cloud, l’abonnement de Nabu Casa, coûte 7,50 € par mois ou 75 € par an taxes comprises en zone euro, tarifs relevés le 2 septembre 2026. Il achète du confort, pas des fonctions domotiques.
Concrètement, l’abonnement fournit l’accès distant sans ouvrir un port sur votre box, les « intégrations avec Google Assistant et Amazon Alexa », les moteurs de synthèse et de reconnaissance vocale d’Assist, un espace de sauvegarde, et il finance le développement de Home Assistant, d’ESPHome et de Z-Wave JS. Les alternatives gratuites existent — un VPN type WireGuard, ou un reverse proxy avec certificat — mais elles demandent de la configuration réseau et une adresse fixe ou un service de DNS dynamique. Pour un débutant, l’abonnement est le raccourci honnête ; si le sujet du coût récurrent vous préoccupe, nous avons recensé ce qui fonctionne durablement sans abonnement.
Dans tous les cas, installez l’application mobile Home Assistant : elle est gratuite, elle sert de télécommande sur le réseau local, et elle remonte à votre installation la position du téléphone et les capteurs de l’appareil. C’est l’une des dix intégrations les plus déployées du parc, avec 462 356 installations déclarées.
Les six erreurs qui gâchent une première installation
Aucune n’est grave, toutes coûtent une soirée. Elles reviennent en boucle sur les forums, y compris sur la communauté francophone HACF, dont la seule section d’entraide comptait 20 730 sujets au 2 septembre 2026.
- Alimenter le Pi avec un chargeur de téléphone. Une alimentation insuffisante provoque des redémarrages en boucle et corrompt la carte micro-SD. Si la documentation Home Assistant prend la peine de préciser qu’un chargeur mobile « peut ne pas convenir », ce n’est pas par excès de prudence : utilisez l’alimentation officielle du modèle.
- Prendre la carte micro-SD la moins chère. 32 Go et la mention A2 sont un minimum, pas une préconisation de confort. Home Assistant enregistre en continu l’état de vos appareils dans une base SQLite — le moteur de 95,36 % des installations qui le déclarent — et ce flux d’écritures permanent est exactement ce qui use une carte d’entrée de gamme. Si vous en avez la possibilité, préférez un SSD USB ou un mini-PC.
- Vouloir installer en Wi-Fi. Le câble Ethernet est requis pour l’installation. Vous pourrez passer en Wi-Fi ensuite, mais pas avant d’avoir accès à l’interface.
- Ne pas noter les identifiants du propriétaire. Il n’existe aucune procédure de récupération. C’est la seule erreur de cette liste qui oblige à repartir de zéro.
- Passer l’assistant de sauvegarde « pour y revenir plus tard ». 507 502 installations déclarées ont l’intégration de sauvegarde active : rejoignez-les avant d’avoir quarante appareils à reconfigurer à la main.
- Suivre un tutoriel qui installe Core ou Supervised. Ces méthodes ne sont plus proposées ni supportées. Vérifiez toujours la date du tutoriel : Home Assistant publie une version stable le premier mercredi de chaque mois, et l’interface bouge vite.
Une fois ces six pièges évités, vous êtes dans la moyenne du parc : 29 intégrations, 390 entités, 14 automatisations et 6 apps par installation. Personne n’y arrive le premier soir — et la version que vous installez aujourd’hui, 2026.8.3 pour 272 259 installations déclarées, sera remplacée le premier mercredi du mois prochain.